Premier arrivé

Victoire de Frédéric Denis sur Nautipark au classement prototype Eurovia Cegelec © Jacques Vapillon / Mini Transat Îles de Guadeloupe 2015

Frédéric Denis (Nautipark) vainqueur à Pointe-à-Pitre  du classement prototype Eurovia / Cegelec

Le navigateur trinitain a franchit la ligne d’arrivée de la Mini Transat îles de Guadeloupe ce vendredi 13 novembre à 10h 12mn 30s HF TU+1, soit à 5h 12mn 30s heure de Pointe-à-Pitre. Arrivé lors de la première étape en troisième position à Lanzarote, moins de 6 min derrière Axel Tréhin (Aleph Racing), il devrait logiquement être déclaré vainqueur de la Mini Transat îles de Guadeloupe, ses plus proches adversaires étant relégués à plus de 50 milles.
Sa vitesse moyenne sur l’orthodromie est de 9,04 noeuds. Il a parcouru sur l’eau la distance de 3230,79 milles, soit 455 milles de plus que l’orthodromie, en 12 jours 19h 02 mn 30s. Sa vitesse surface est de 10,52 noeuds de moyenne.

Le ventilateur atlantique

Henri Lemenicier (LPO Agir pour la Biodiversité) © Jacques Vapillon / Mini Transat Îles de Guadeloupe 2015
  • Record à battre
  • Arrivées possibles dans la journée du 12 novembre à Pointe-à-Pitre
  • Benoît Hantzperg décide d’abandonner au Cap-Vert

Les Ministes continuent d’affoler les compteurs. Qui aurait dit qu’un solitaire pourrait tenir plus d’une semaine à plus de 11 nœuds de moyenne (vitesse sur l’eau) ? Et c’est pourtant ce que sont en train de réaliser les hommes de tête de la Mini Transat îles de Guadeloupe. Si la flotte maintient ce rythme, les premiers solitaires pourraient aborder Pointe-à-Pitre dans la journée du 12 novembre. Encore faut-il que l’alizé se maintienne jusqu’au bout.

Le compte est bon…

Edouard Golbery S 514 Les Enfants du Canal © Jacques Vapillon / Mini Transat Îles de Guadeloupe 2015
  • Bientôt la mi-course pour les premiers prototypes
  • Des moyennes supérieures depuis le départ de Lanzarote aux Canaries
  • Arrivées possibles à compter de la soirée du 12 novembre

Pour imaginer le rythme imprimé par la tête de course de la Mini Transat îles de Guadeloupe, il suffit de consulter les statistiques. Depuis le départ de Lanzarote, les leaders ont parcouru près de 1600 milles sur le fond, à la vitesse moyenne de 11 nœuds. S’ils avaient pu naviguer en route directe, ils auraient déjà avalé largement plus de la moitié de l’Atlantique. En revanche, le détour par le nord des îles du Cap-Vert pour aller chercher l’alizé leur coûte un surplus d’environ 370 milles. Retour sur quelques chiffres marquants.

Duel au soleil et bande des quatre

Ian Lipinski S 866 Entreprise(s) Innovante(s) © Jacques Vapillon / Mini Transat Îles de Guadeloupe 2015
  • Bataille indécise en séries comme en prototypes
  • Ciel gris et vent soutenu toujours au menu
  • La liste des bobos s’allonge

Moins de 5 milles, c’est en distance au but, l’écart qui séparait le premier du quatrième prototype au classement de 15 heures. En série, c’est aussi une bagarre de chaque instant entre les deux frères ennemis des Ofcet, largement dominateurs à plus de 40 milles du troisième. A ce rythme, les premiers pourraient toucher la Guadeloupe, dès le 12 novembre en fin de journée.

Gare aux faux-pas

Frédéric Denis P 800 Nautipark © Jacques Vapillon / Mini Transat Îles de Guadeloupe 2015
  • Bataille d’empannages dans les alizés
  • Un régime moins confortable qu’il n’y paraît
  • La solitude en point de mire

L’Atlantique continue d’être avalé goulument par les Minis propulsés par l’alizé. Seuls les empannages ainsi que les différentiels de vitesse continuent de créer des écarts. Placer le bon empannage dans le timing juste, recaler sa trajectoire au bon moment, est un exercice particulièrement subtil. Comme aux allures de près, il faut être vigilant sur les bascules de vent, trouver le bord qui rapproche le plus de la route, tout en cherchant à gagner dans le sud.