Le ponton des Minis à Horta (c) Christophe BreschiLe ponton des Minis à Horta (c) Christophe BreschiCommuniqué de presse n° 20 Les Sables – Les Açores – Les Sables 2014
5 août 2014

  • Le départ de l'étape retour retardé de 28 heures, programmé le 6 août à 19h (TU +2)
  • Incertitudes trop fortes sur la trajectoire de Bertha
  • Un prochain point météo demain à 12h (TU+2)

En concertation avec la navigatrice Jeanne Grégoire qui assure le suivi météo de l'épreuve, la direction de course des Sables – Les Açores – Les Sables a pris la décision de reporter le départ de l'étape retour, vers Les Sables d'Olonne. Une décision accueillie favorablement par les coureurs.
C'est une drôle d'idée qu'ont eue les météorologues de nommer une dépression tropicale Bertha, à l'heure du centième anniversaire du déclenchement de la Première Guerre Mondiale. Mais plus que les considérations historiques, c'est bien la trajectoire potentielle de Bertha qui a poussé les organisateurs à prendre la décision du report.

Un vasistas plus qu'une fenêtre

Depuis hier, les fichiers météo penchent de plus en plus vers une vision alarmiste quant à la trajectoire de cette fameuse dépression tropicale. Alors qu'elle semblait vouloir s'évacuer vers le nord, les dernières prévisions laissent entendre qu'elle pourrait avoir une trajectoire qui la dirigerait directement sur le golfe de Gascogne. En prenant la décision du report, la direction de course se laisse ainsi le temps d'analyser l'évolution de la situation : soit Bertha se dirige effectivement vers le nord et ce ne sont qu'un peu plus d'une vingtaine d'heures perdues, une paille dans la vie d'un coureur du large ; soit elle infléchit sa course vers le golfe de Gascogne et tout le monde pourra voir avec soulagement ce à quoi la flotte aura échappé.

Ils ont dit

Denis Hugues, directeur de course :

« Au-delà du fait que les routages des concurrents pouvaient les inciter à monter dans le nord et venir flirter avec des vents vraiment très forts, notre décision a été motivée par le fait que dans la pire des hypothèses, il n'y avait pas d'échappatoire possible pour les concurrents alors qu'il auraient abordé les  parages du cap Finisterre... En retardant de quelques heures, on y verra plus clair... »

Jeanne Grégoire, prévisionniste pour la course :

« Deux éléments ont clairement fait pencher la balance : NOAA, l'organisme qui s'occupe de la surveillance des tempêtes tropicales donne un passage de la dépression assez sud. Ils sont en accord avec les modèles britanniques qui sont fiables depuis le début de cette séquence. On est dans une échéance à J+5 avec une encore assez forte incertitude au moment où la flotte aborderait les parages du cap Finisterre. Dans le pire des scénarios, on n'a pas de solution de repli. »

Jean-Marie Oger (Acebi – 774) :

« C'est une décision sage. Ça laisse un peu de temps pour réfléchir. Demain, on saura à quoi s'en tenir, le but du jeu n'est pas de casser les bateaux. »

Patrick Girod (Nescens – 824) :

« J'approuve à 100%... C'est aussi naviguer en bon marin que d'éviter d'aller se mettre dans des conditions critiques. »

Nolwen de Carlan (Reality – 196) :

« Je pars du principe que je fais confiance à la direction de course. S'ils estiment que ce n'est pas raisonnable, c'est qu'ils ont raison. »

 

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