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J-15

Nous voilà à deux semaines du départ d'Annecy : le lundi 27 avril, les kayaks seront sur le toit, les sacs dans le coffre et nous dans le stress du départ. Ca approche plus vite de jour en jour, et la préparation se fait petit à petit. J'ai l'impression que je n'aurai pas le temps de tout faire : il faut encore finir les affiches et les flyers, les envoyer en impression, recontacter les campings, les villes où nous faisons escale, les clubs de kayak. Et puis il y a toute la préparation des bateaux, le matériel, sans oublier le gars !

J'ai commencé par ça, tant ça me paraissait urgent de me sentir capable physiquement et mentalement de vivre ce que je me suis préparé comme impératifs. Se lancer un défi, c'est bien, ça fait rêver, jusqu'au jour où l'on s'aperçoit qu'il y a un os et que tout s'écroule pour un détail. Et le premier détail à vérifier avant le départ, c'est l'état du bonhomme. Alors, entrainements !

Lundi 6 avril

Lundi 6 avrilCe jour n'est pas complètement anodin pour moi, vu que c'est mon anniversaire. Un temps nickel, le lac plat, un petit 9° pour se mettre dans l'ambiance, et c'est parti. Comme d'habitude, je n'ai pas vraiment prévu de distance ni d'itinéraire, et je décide de monter droit vers Annecy-le-vieux, cap sur le Petit-Port. Et comme d'habitude, le froid commence par mes doigts.

A part le froid, tout se fait en douceur, le bateau glisse, le rythme est bon, et pourtant, je sais que ça ne va pas durer : la météo a prévu de la bise, ce vent de Nord que tous ceux qui naviguent sur le lac connaissent bien, et il vaudrait mieux que je sois arrivé à Annecy avant qu'elle ne se lève, au risque de devoir pagayer avec un fort vent de face.

Et paf, ça ne rate pas, je vois la surface de l'eau se noircir devant moi, et une bise forte me cueille au niveau de l'embarquadère de Veyrier. C'est chaud, faut pas mollir, les rafales se succèdent sans arrêt. Pour un test de conditions défavorables, c'est ce qu'on fait de mieux dans le genre. Bref, j'arrive au Petit-Port tant bien que mal et je me faufille au plus prêt de la rive jusqu'à la SRVA.

Y a plus qu'à rentrer, vent trois quarts arrière, ce qui va dans le bon sens, mais avec un clapot super croisé, et ça, ça va dans tous les sens ! On va rester près de la rive et longer les bords, et on verra bien.

Par contre, au bout de deux bonnes heures de navigation, je ressens mon siège un peu comme un ennemi, tant j'ai de plus en plus mal au postérieur. Il faudra que je corrige ça vite fait parce qu'autant au niveau des bras et des jambes, je peux changer de rythme ou de position en cas de problème, là pour le coup, rien à faire une fois qu'on est parti.

 J'arrive à Duingt 4 heures après être parti. Je démonte mon siège, et je prévoit de refaire une nouvelle assise au plus vite.
Sur la carte, ma sortie du jour annonce plus de 20 km, ça progresse.

 Mercredi 8 avril

Mercedi 8 avrilC'est bon, j'ai entièrement démonté le siège du kayak, j'ai viré la mousse en place et l'ai remplacée par un autre, plus épaisse, et je l'ai faite remonter dans le dos un peu au dessus du dossier (c'est surtout là que ça faisait mal), que j'ai également refixé à la structure du siège.

Remontage du siège dans le kayak et test sur l'eau illico : petit parcours Duingt, Saint-Jorioz, Sévrier, Menthon-St-Bernard, Talloires et retour sur Duingt.

Un peu plus de deux haures de navigation, et un nouveau siège pour un nouveau confort. Et quatorze bornes de plus au compteur.

Samedi 11 avril

Samedi 11 avrilQuand je vous dis que ça passe vite : deux jours sans naviguer, tout ça parce que, à coté, la vraie vie continue : s'occuper du matériel, revoir les affiches, les flyers, tenter de trouver un nouveau partenaire, sans oublier Nina et Seb qui viennent quelques jours à Annecy, donc Fiesta !

Mais ce samedi matin, les idées sont revenues bien en place, et je me sens d'attaque pour un "grand tour" : monter à Annecy, et longer les rives.

Cap sur Saint-Jorioz, puis direct sur La Puya. Je passe au plus près des berges, et me balade vers l'Ile aux Oiseaux, devant l'Impérial, jusqu'au Petit-Port. Je redescend par Veyrier, Menthon-St-Bernard, et je passe au plus près du roc de Chère. Je n'avais pas encore fait attention, mais toute une tribu de mouettes niche le long de la paroie vers l'extrémité sud de la falaise. Retour sur Duingt, même pas mal. Deux sortie de vingt kilomètres, il serait peut-être temps de voir plus grand. C'est dit, pour demain, je me prépare un itinéraire de 25 bornes, dans ce genre là : 25 bornes en vue 

Commentaires   

0 #1 minuman berenergi 18-05-2015 22:29
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