La Mini Transat

Un phénomène de la course au large

  • Une course qui se court en solitaire et en solitude, sans contact avec la terre
  • Les Mini, plus petits bateaux de course au large : un espace de vie de 2m2
  • Un tremplin vers une carrière de skipper : paroles d’anciens

« Passe ta Mini, d’abord ». En vingt éditions, ils seront plus de 1200 solitaires à être passés par cette épreuve initiatique, qui pour beaucoup restera une expérience inoubliable. Certains ont continué leur route sur d’autres circuits Class40, Figaro, IMOCA ou multicoques de tous poils. D’autres sont retournés à leur vie d’avant. Mais tous le concèdent : la Mini les a transformés. Etude d’un phénomène.

Programme de qualification

De la pré-inscription à la qualification

parcours qualifFaire la Mini Transat se mérite… Aujourd’hui, pour espérer être sur la ligne de départ, les concurrents doivent suivre un cycle de qualification dont certains murmurent qu’il est parfois plus exigeant que la course elle-même. Ces règles se sont imposées au fil du temps, avant tout pour développer la sécurité active de chaque concurrent et s’assurer que les prétendants à la traversée avaient le niveau requis.

Aujourd’hui, pour participer à la Mini Transat, il faut pouvoir justifier, sur le bateau sur lequel on est inscrit, de plus de 1000 milles en course - dont une épreuve en solitaire - sur les différentes courses du circuit Mini, ainsi que d’un parcours de qualification de 1000 milles sans escale. Deux parcours sont proposés : en Atlantique, les concurrents doivent accomplir une boucle entre l’île de Ré, le plateau de Rochebonne et la bouée Coningbeg au large de l’Irlande. En Méditerranée, ils devront contourner l’île de Gorgone (au large de Gènes), l’île de Porquerolles, passer entre Minorque et Majorque, contourner la Sardaigne, puis l’île de Zannone, non loin du golfe de Naples.

Chaque concurrent peut entrer dans une des boucles à partir d’un point de son choix.

Les courses du programme Mini 6.50

ffv courseaulargeLe programme des courses du programme de la Classe Mini 6.50 est établi d'année en année, et aboutit au classement annuel du championnat de France Promotion Course au Large en Solitaire.

Plus de 5000 milles en course

Total de milles :

  • En solitaire : 3720 milles
  • En double : 1350 milles

Ce qu’ils en disent

Jean-Luc Van Den Heede, deuxième de l’édition 1979.

Jean-Luc-VDH

« En dehors des tours du monde, je ne connais pas une course aussi extraordinaire. Il y a autant de vainqueurs possibles que de marins au départ. Sportivement parlant, je préfèrerais gagner une Transat 6.50 qu’une Route du Rhum ! ».

Yves Parlier, vainqueur de l’édition 1985.

y-parlier

« Cette Transat a été un véritable tournant dans ma carrière. J’ai démontré mon avance en matière météo sur mes rivaux. Elle m’a surtout donné confiance pour le solitaire ».

Michel Desjoyeaux, 4ème de l’édition 1993.

Michel-Desjoyeaux

« Ces bateaux sont de véritables laboratoires. Moi, cette année là, j’avais expérimenté une quille pendulaire et le bout dehors orientable. Désormais, tous les minis en sont équipés. Cette Transat est presque un point de passage obligé dans une carrière ».

Yvan Bourgnon, vainqueur de l’édition 1995.

Yvan-Bourgnon

« Tu es seul face à l’océan. Là, pas de contact radio permanent. Tu ne peux pas appeler maman. Si tu veux aller au bout de toi-même, c’est la course qu’il te faut. Quand tu la termines – à fortiori quand tu as la chance de la gagner ! – tu peux voir plus loin. Cette transat reste mon plus beau souvenir ».

Ellen Mac Arthur, 17ème de l’édition 1997

Ellen-Mac-Arthur

« C’est elle qui m’a donné le goût du large. Je n’oublierai jamais ».